06.07.2009

Une valse avec Mario

Mario Albano.jpgOn avait pris, ces dernières années, l'habitude en cette période estivale des grands dossiers journalistiques que l'éminent spécialiste Mario Albano, d'une plume ardente et passionée nous retraçait à la seule lumière d'une lampe à pétrole, s'épongeant de temps à autre les grosses gouttes que son front brulant si fécond laissait échapper.

Ses contes, si peu romancés puisqu'il peignait sur le papier avec la plus grande justesse les exacts récits et témoignages des personnalités qui gravitent autour de ce fabuleux club de foutballe, savaient nourrir nos esprits avides d'informations nouvelles et purifier nos corps par leur sublime luminescence.

Cette année ne devrait pas échapper à la magnanimité de ses plus brillants articles tant l'actualité du cleube de nos coeurs a été riche d'évènements et de revirements. Mais les interminables épisodes que proposent chaque jour la page des sports de La Provence, nécéssitant des heures et des semaines d'une lecture concentrée et acharnée au décryptages des diverses annonces de premier ordre du feuilleton de l'Olympique de Marseille, on bien heureusement fait germer dans les cerveaux fébriles de chercheurs du CNRS une invraisemblable idée.

Développer un algorithme d'une complexité aussi démesurée qu'improbable pour réduire l'incommensurable grandeur de l'inspiration estivale de Mario à l'état de quelques denses lignes sensées et des plus pertinentes. Dans un esprit d'ouverture et d'avant-gardisme nous avons avec l'aide de la faculté des sciences et d'étudiants stagiaires sous payés, passé les 50 derniers numéros de l'exceptionnel quotidien de l'information au scanner sous tous les angles possibles.

Des milliers d'heures de travail continu de dizaines de stations de travail ultra-sophistiquée ont ce matin rendu leur verdict, permettant de présenter ici avec la plus grande certitude le sens des mots de Mario Albano. Avec l'exclusive exclusivité, voici en 3 lignes, l'essence ou que dis-je, la pulpe de ce feuilleton:


"Y avait un gars qu'avait racheté l'OM ya des années. Bon, le gars il avait refilé la gestion à un type qui se démmerde pas trop mal, puisqu'il ramène du pognon au gars et qu'il gère bien le steak au niveau sportif. Mais le type, secondé par un zigue un poil magouilleur a des emmerdes avec des potes du gars. Comme son gros melon, il fait chier les potes du gars et qu'il vire le cotche pour le remplacer par la dèche, le gars vire le type pour mettre un zèbre à sa place. Ca fout un peu le waï dans les steak comme le zigue reste parce que c'est qu'un gros baltringue alors qu'il avait dit qu'il partirait si le type était viré. Mais à la fin tout s'arrange parce que le gars claque du cancer."

Ah sacré Mario, tu nous étonneras toujours.